Présentation

La ville d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien est une commune nouvelle depuis le 1er janvier 2016. Nouvelle certes, mais elle conserve le caractère de chacune des trois cités historiques qui la composent aujourd'hui : Auneau, Bleury et Saint-Symphorien-le-Château. La ville est située à l’Est du département de l’Eure-et-Loir, à la limite des Yvelines et de l’Essonne.

Un territoire qui se distingue

La commune représente un territoire très étendu. Situé sur le plateau agricole de la Beauce, le territoire se distingue par son relief traversé et bordé par des rivières qui ponctuent l’uniformité de la région : l’Aunay, le Perray, la Rémarde et la Voise. En limite de la région Ile-de-France, elle se voit desservie par de bonnes infrastructures routières et ferroviaires la reliant aux centres urbains environnants que sont Chartres, Rambouillet, Ablis, Etampes et Paris.
Deux grandes zones de vie se distinguent (carrés bleus sur le plan), Bleury-Saint-Symphorien au Nord, et Auneau au Sud.

Commune nouvelle : une histoire enrichie

Les trois communes historiques qui composent aujourd'hui Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, ont chacune un passé et un patrimoine particulier. La ville détient une histoire riche et un patrimoine diversifié, un quotidien facilité par des commerces et services de proximité. Le caractère et l'unicité qui en découle ont séduit et séduisent encore des entreprises, ainsi que familles à s'installer sur la commune. 
Plusieurs infrastructures de loisirs et de services culturels sont proposés : un Centre culturel et une médiathèque, des stades et des gymnases, des jeux pour enfants dans différents lieux de la ville, un Centre aquatique avec son espace bien-être, des ballades à faire, des lieux naturels uniques à découvrir ...

 

Du blason au logo : une identité forte

Comme les communes historiques ont mis en commun leur avenir, leur blasons respectifs ont été accolés depuis le 01/01/2016. Or, d’un point de vue héraldique, plusieurs blasons ne peuvent pas être accolés, lorsqu’il y a une fusion. Interview de Jean-Jacques LARTIGUE, Président du Conseil Français d’Héraldique qui répond à nos questions et rétablit le bon usage héraldique dans le blason de la ville, en composant un nouveau blason.

Pourquoi nous ne pouvions pas garder les 3 blasons ?
En héraldique, on ne peut pas conserver plusieurs blasons. Un blason communal est toujours unique. C’est une erreur de faire côtoyer des blasons. Dans le cas de fusion, deux choix sont possibles lorsqu’il y a plusieurs blasons :
- Ne retenir qu’un seul blason des anciennes communes, mais cela met de côté une des identités héraldiques.
- Créer un blason composé, dit ‘écartelé’, avec quatre quartiers.  (cf schéma ci-contre)
C’est-à-dire que l’on allie les éléments des anciens blasons dans un nouveau blason. Dans le cas de votre ville, nous avons pu reprendre la totalité des éléments des anciens blasons, ce qui n’est pas toujours possible.

Comment choisit-on la position des éléments ?
Une règle fondamentale en héraldique concerne le respect d’alternance des couleurs. Pour des raisons d’esthétique et de lisibilité, on ne superpose jamais un émail (couleur rouge, bleue, verte ou noire) avec un autre émail, ni un métal (or et argent) avec un autre métal. On doit donc alterner émail et métal, et éviter au maximum qu’ils se côtoient. D’où le 1er quartier (fond bleu) en diagonale du 4ème (fond rouge), et non côte-à-côte, nous les avons alternés.

Pourquoi les couleurs du blason historique d’Auneau sont inversées ?
Dans le 3ème quartier (en bas à gauche), le blason était « de gueules à la bande d’argent » (c’est-à-dire sur fond rouge avec une bande blanche) et dans ce blason unifié, il est désormais « d’argent à la bande de gueules » (c’est-à-dire sur fond blanc avec une bande rouge).
Cette inversion est obligatoire pour respecter la règle héraldique fondamentale de l’alternance. Les héraldistes peuvent alors inverser émail et métal. Dans votre cas, si nous avions conservé le blason d’origine (fond rouge) dans le 3ème quartier, il aurait côtoyé pleinement l’azur (bleu) du 1er quartier et le gueules (rouge) du 4ème quartier. Les couleurs ont été inversées dans le but de respecter la règle d’alternance.

Et la couronne ?
La « couronne murale » représente un mur avec des tours de défense. Elle est présente dans les blasons de communes ayant des fortifications, des villes défendues par des remparts ou des villes qui possédaient un corps de bourgeoisie. Le nombre de tours est de 3 pour les simples communes, 4 pour les sous-préfectures, et 5 pour les préfectures.

Aujourd’hui, les villes utilisent-elles encore leur blason ?
Cela dépend. Mais beaucoup de villes possèdent un blason communal et un logo plus récent. Le blason historique est une empreinte de l’histoire de la ville, il est immuable.  Alors que le logo représente une dynamique dans laquelle se trouve la ville à un moment donné. De nombreuses villes possèdent un blason et un logo, et communiquent avec l’un ou l’autre ou les deux représentations, selon le sujet ou les supports qu’elle utilise.

Le blason a été breveté par le Conseil Français d’Héraldique, réuni en Assemblée le 23 avril 2016 à Lannion. Il a déclaré ce nouveau blason conforme aux règles de la science héraldique, et l’a officiellement enregistré dans ses registres sous la référence 2016/948. Il sera enregistré à la Bibliothèque Nationale de France en fin d’année.

 

Un logo élu par les habitants

Parce que notre Commune nouvelle est un nouveau territoire, a un nouveau nom, un nouveau slogan, de nouvelles perspectives, de nouveaux visages, de nouveaux univers, la ville s'est dotée d’un nouveau logo ! Parce qu’il doit représenter au mieux son territoire et les personnes qui le composent, la Mairie a proposé un vote auprès de la population du 1er avril au 2 mai 2016, pour choisir le futur logo qui représentera la ville. Un grand merci aux personnes ayant participé à ce vote au cours du mois d’avril. Explications et résultats.

 

Un lien étroit entre le blason et le logo
Ville au passé riche et ancrée dans son histoire, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien ne pouvait envisager d’oublier son blason, sous couvert d’ancrer son image dans l’ère du temps et de n’avoir qu’une représentation plus contemporaine de la ville. Auneau-Bleury-St-Symphorien, fière de son passé et prenant en main son avenir, choisit de conserver ses deux écritures, qui donnent chacune un regard différent sur la ville. Le logo est une composition figurée, d’éléments visuels qui représentent la vision de la ville aujourd’hui. En revanche, le blason est un sceau officiel, qui représente le passé immuable de la ville, et ce qui l’a construite. Il ne change pas dans le temps, sauf en cas de fusion. Pour rappeler dans ce logo que la Ville est attachée à son passé, les couleurs du blason ont été reprises, comme une continuité entre le blason et le logo, un lien entre hier et aujourd’hui.


A : sol avec nom de la ville
Le logo repose sur la terre, la ville est ancrée dans son histoire et dans son caractère agricole. Elle possède un lien historique fort et actuel avec la notion de “terre nourricière“. Le nom de la ville est ancré dans la terre, inscrit au cœur de ce territoire, comme enraciné. Les pieds sur Terre, la ville entreprend les projets de façon pérenne.

B : arbre en spirale
Loin de renier son Histoire, la ville est intrinsèquement liée à son histoire par un arbre enraciné dans le sol. C’est par ses racines que l’arbre grandit de façon pérenne. Cet élément rappelle également l’engagement de la ville dans les questions environnementales.

C : quatre rayons
Les trois rayons jaunes dynamiques représentent les trois communes historiques qui se sont unies au cours des années (Auneau, Bleury et St-Symphorien-le-Château), et qui gardent leur caractère et leur éclat respectif. Au milieu d’eux, la traînée d’étoiles et de planètes représente le chemin commun qu’elles prennent, en croisant leur avenir dans la même direction.

Pourquoi une spirale en forme de lettre grecque Phi ?
La spirale symbolise le nombre d’or (1,6180...) qui est représenté par la lettre grecque phi. Le nombre d’or est une proportion infinie, dite « parfaite », un ratio harmonieux, que l’on retrouve dans de nombreuses grandes oeuvres parmi les plus célèbres et énormément d’éléments naturels. On parle pour cela de La Suite de Fibonacci, selon laquelle « chaque terme est égal à la somme des deux termes précédents » :  1+2=3, 2+3=5, 3+5=8 ... etc.
Cette subtilité graphique en rapport avec le nombre d’or, désigne exactement l’harmonie et la dynamique que la ville souhaite cultiver aujourd’hui et au quotidien.

 

Un slogan vivant et concret : Cultivons nos univers

Parce qu’une ville est la conjugaison de multiples univers, ceux des habitants actuels, ceux des familles présentes depuis plusieurs générations, ceux des prochains habitants et entreprises qui s’installeront ici, la nouvelle ville souhaite continuer à faire grandir ces univers si différents soient-ils. Trois mots forts : Cultivons nos univers. => Un tout percutant, bienveillant et vivant.
 
Le poids des mots
Le verbe cultiver (du latin cultura, dérivé de colere) signifie d’une part « conserver, protéger, prendre soin ». En effet la terre est cultivée, tout comme une amitié, une espèce animale … en vue de les conserver, les protéger et en prendre soin ; Et d’autre part « habiter, rendre plus fertile », la culture est aussi l’apprentissage et la connaissance d’un être. C’est bien la volonté et la politique de la ville actuelle, de conserver ce qui a construit la cité et le caractère de la ville aujourd’hui, et de le faire vivre et prospérer au quotidien. Protéger ce qu’elle est et favoriser le développement de ce qu’elle a.
La conjugaison n’est pas non plus anodine : Il s’agit bel et bien d’un slogan présent, qui vit au quotidien. Et la 3ème personne du pluriel implique tout le monde, nos univers à chacun et notre univers commun.
 
Il existerait plusieurs univers ?
Par définition scientifique, l’univers est « Tout ce qui est dans l’espace et le temps », en somme TOUT ce qui existe. Sans exception. Pour ce logo, il s’agit de cultiver TOUT ce qui compose l’essence-même de la ville et de ses habitants. Sans exception. Vie associative, environnement, politique, histoire de la ville, vie locale, commerce, développement de la cité, préservation du patrimoine, économie, territoire, engagement social, éducation, vie culturelle … En d’autres termes : Cultivons chaque jour et ensemble nos univers, quels qu’ils soient, pour le développement harmonieux et dynamique de la cité.